Bonjour...

Bonjour...
Hum hum... y a quelqu'un?

Oui ok, alors, euh... ben en fait je suis pas très douée mais je vais essayer : ça fait un temps que je lis des fanfictions et ça m'avait l'air marrant alors je me suis créé ce blog.

Et en plus d'être conne, je suis très peu imaginative. Donc, j'ai piqué l'idée de Idées-de-Fics. ^^

J'ai pas grand chose à dire, à part que TH, l'idée ne m'appartiennent pas et tout le tralala archi intéressant qui suit.

Donc euh, moi, ça me dérange pas les homophobes, antis, groupies, antis-groupie et rageux, faites tous comme chez vous...

C'est ma première fiction, donc soyez aussi chiants et critiques que vous le voudrez. J'ai conscience que mes premiers chapitres seront pourris.

Si tu t'es pas déja sauvé en courrant et en gueulant «NEWBIE!!!», je te dis un gros merci!

Sur ce,
bonne journée à tous!

# Posté le jeudi 06 mars 2008 13:08

Minute, papillon!

Ok, quelques mises au point avant que je commence la fiction :

1- Pour l'instant, c'est à chier, mais sachez qu'en dépit des apparences, oui, j'y mets de l'effort.

2- Je ne posterais pas très souvent (une fois par semaine, ou deux semaines, environ). Je ne ferais jamais de promesses, car le jour où je saurais les tenir, on aura trouvé une cure pour le sida. Le contraire n'est cependant pas vrai...

3- Je ne demanderais jamais de nombre de commentaires, ce qui veut dire que si je ne poste pas, cest tout simplement parce que je n'ai rien écrit et qu'il faudra pas s'attendre que je poste plus vite si il y a plus de commentaires.

4- La mise en page me rend DINGO(de). Donc, d'habitude, sauf cas spéciaux, ce serait assez laid. Ne vous attendez pas a des arcs-en-ciel étincelants de couleurs à chaque chapitre...

5- Je suis absolument désolée pour le titre hideux, infâme, à vomir, monstrueux, moche, merdique, chiassique, malséant, abject. Si quelqu'un a une meilleure idée... Non, quelqu'un doit avoir une meilleure idée, c'est le seul avantage, on peut pas faire pire. 'Fin, c'est ça, encore désolée, hein...

Je vous poste le prologue! (C'est pathétique, que je parle au «vous» puisque ma seule lectrice, c'est Cass... et encore...)


Ps : Vous le remarquerez certainement, j'adore le images de coeur. Vous en trouverez un à pratiquement tous les articles!

# Posté le jeudi 06 mars 2008 14:12

Modifié le jeudi 06 mars 2008 14:35

Prologue

Prologue
Un pas.

Une ombre se détache de cette masse endormie qu'était la ville de Leipzig. Frissonnant imperceptiblement dans la froide nuit, ses épaules tressautant au rythme de sa démarche saccadée. De la buée s'échappait de ses lèvres craquelées, peignant la toila noire du firmamant d'un voile de chaleur humaine.

Deux pas.

La silhouette menue et trapue raffermit sa poigne sur son vieux châle cotonneux, accentuant l'aspect de p'tit vieux recroquevillé qu'elle projetait. Se chaussures de cuire s'enfonçaient dans la gadoue gelée.

Trois, quatre, cinq pas et hop, on traverse la rue.

Ledit p'tit vieux recroquevillé, grand-papa gâteux semblait tourmenté. Ses pensées étaient brumeuses, les contradictions lui martyrisaient l'esprit. «Qu'est-ce qu'un grand-père retraité pourrait bien penser?» me diriez-vous. Après tout, les vieux, tout ce qu'ils font, fumer la pipe en fesant grincer leur chaise berçante, ça nécessite d'la réflexion, ça?

Six, sept, huit...

- Oups! Pardon, mon garçon... bredouilla le vieil homme tout en fixant avec un regard d'excuse le jeune gamin qu'il venait malencontreusement de percuter.

Le gamin hoche distraitement la tête, s'empressant de reprendre sa route.

Neuf, dix, onze, la marche continue.

Calmement, le vieil homme s'arrêta. D'un geste posé, presque mécanique il extirpa un volumineux trousseau de sa poche. Après avoir examiné celui-ci soigneusement, il enfonça une clé aux reflets rouille dans l'embrasure de la serrure.

Ses os usés grincèrent piteusement en duo avec les étroites marches durant l'ascension de l'escalier poussiéreux. Parvenu à la seconde porte, il dût se stopper un instant pour reprendre son souffle, haletant. Lorsqu'il se fut remis de sa périlleuse montée, l'homme poussa négligemment la poignée.

- Chérie, c'est moi! lança-t-il.

Il prit le temps de se défaire de ses chaussures. Il déroula lentement son long foulard rayé, accrocha son survêtement défraîchi à un porte-manteau de chêne.

Il avança d'un pas lent vers la cuisine, suivant l'appétissante odeur de lasagne fumante. Son sourire s'étira tandis qu'il se frottait les mains dans une tentative de se réchauffer.

Les lattes caramel restèrent silencieuses alors qu'il encercla tendrement la taille de sa femme de ses bras maigres. Celle-ci eut un petit rire avant de se retourner et de le serrer contre elle.

- Comment s'est passé ta journée ?, demanda-t-elle.
- Hum...

Une grimace étira son visage sillonné de rides. Pour un instant il avait oublié l'affreux dilemme qui le tiraillait depuis le matin.

- Un autre cas embêtant?
- Il y en aurait pas autant si ces jeunes imbéciles ne se mariaient pas que dans le but de divorcer plus tard, maugréa-t-il avec humeur.
- Richard...
- C'est vrai, quoi! En plus il a fallut qu'ils me pondent de mômes ! Jumeaux, qui plus est...
- Qu'est ce que le fait qu'ils soient jumeaux peut te faire ? demanda sa femme, surprise.
- Véro, jumeaux égale deux, deux égale deux fois la merde pour les répartir!
- Franchement... souffla-t-elle, tu fais comme d'habitude! Tu en donnes un à chaque ou encore les deux au parent avec les moyens les plus appropriés. Au pire, tu répartis la garde selon un calendrier. Je ne vois pas qu'est-ce qui te la rend si compliquée! répondit-elle naïvement.

L'homme, Richard, soupira bruyamment. Enterrant son visage entre ses paumes, ses doigts massèrent la peau vigoureusement en appuyant sur les nerfs sensibles. Un paquet de nerfs à vif, voila ce qu'il était...

- Mais tu comprends pas! La femme le largue pour relation abusive et violence conjugale! Tu me vois refiler des gosses à un malade pareil?
- Dans ce cas, laisse-les à la mère alors.
- Rho... c'est justement ça le problème, lâcha-t-il, las, elle a pas l'argent pour élever des enfants. Elle est chômeuse, elle ne rapporte rien et...
- Richard, arrête donc de te faire un sang d'encre pour ça, les services sociaux, ça existe!
- Tu m'as pas laissé finir! J'ai reçu une lettre du pseudo-père psychopathe ce midi. Il... il me promettait 10 000 dollars contre un des gosses! 10 000, Véro! Avec ça, c'est notre retraite qui est assurée! De toute manière, il a dit que si je lui laissais pas son môme...
- Tu vas vendre un pauvre garçon pour de l'argent? s'étrangla Véronique.
- Mais tu comprends jamais rien! s'énerva le mari. Il sait où est-ce qu'on habite, il est pété de tunes et il est cinglé! Riche et cinglé, ça nous la fout mal, comme combinaison, ça!

Le vieil homme soupira de nouveau. Il se leva et commença à faire des allers-retours furieux dans la pièce, tel un lion en cage. Véronique, quant à elle, resta bouche bée.

La suite, vous vous en doutez sans doute. Bien qu'étant un homme de principes et de valeurs, le juge Richard Florenz n'était malheureusement qu'un homme.

Cette faute ne resta cependant pas impunie. Sa lâcheté le poursuivit jusque dans sa tombe. Son regret le tortura jusqu'à sa mort. Jour après jour, mois après mois, année après année. Mais je vous le demande; qu'est la conscience face à 10 000 dollars? Un péché contre la sérénité éternelle de la retraite ?

Oui, pas grand chose, je suis d'accord avec vous...
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Vous en pensez quoi? Dois-je anticiper les tomates? Les menaces de mort? Les tentatives d'assassinat à travers l'écran? Le banissement de skyblog? Je croise les doigts...

# Posté le jeudi 06 mars 2008 14:32

Modifié le samedi 29 mars 2008 14:17

Chapitre 1

Chapitre 1
Eh oui, je vous/te (merci, Cass T-T) poste déja le premier chapitre! Le deuxième est presque terminé, je l'ai pas encore tapé mais il devrait arriver bientôt (ça m'a pris 45 minutes taper celui-là... je tape pas vite, ok?). J'ai essayé d'être originale et c'est ce que ça a donné...
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PDV Bill

28 juin 2006

Bâtisse grise, haute, carrée et déprimante. Cliché. Comme une boîte de chaussures où l'on range les vieux lacets. Une école pour les adolescents de la sous-société, en fait. Mais «école» est un bien grand mot. De mon point de vue, ça a plutôt l'air d'un asile pour les cons, un enclos pour l'abrutisme juvénile.

En cet après-midi de juin, cet... établissement me semblait encore plus moche qu'à l'ordinaire. Pourtant, jamais sa vue ne me donnait un tel sentiment de satisfaction, de triomphe, de jouissance intérieure. Pour la simple et bonne raison que c'était la dernière fois que j'apercevais ce disgracieux taudis, une euphorie dérisoire habitait tout mon être. Jamais fouler ses vieilles dalles puantes ne m'avait autant comblé, passer son hideux porche délabré, contenté, respirer sa fragrance, fin mélange de moisissure et de transpiration, exalté.

J'arrive dans la court. Les filles pleurent hypocritement en serrant dans leurs bras toutes les pauvres cruches qu'elle on passé le secondaire à rabaisser, les mecs se tapent mutuellement en balançant les pires vannes de leur piteux répertoire, la canicule nous écrase de sa chaleur assassine et les mouches tournoient autour de l'équipe de foot.

Ah, c'est beau, l'été!

Moi, seul ombre de ce chaleureux tableau de l'idiotie humaine, je me dirigeai vers l'arrêt d'autobus.

Personne. Parfait. De toute façon, je n'ai personne pour m'embêter. Pas de pote à qui avouer qu'on a sauté sa bombasse de copine, pas de petite amie chiante à larguer, pas d'ennemi à deux balles qui se cherche la merde, rien. Nada. Finalement, ça a du bon d'être un sociopathe à tendances autistes.

Le bus arrive. Je grimpe les trois marches en fouillant rapidement dans mon porte-monnaie. Merde. Quand je relève les yeux, j'aperçois le chauffeur. Quarantaine, début d'embonpoint, dégarnissement capillaire enclenché, air las et déprimé. Vie conjugale qui part en sucette, probablement.

Alors qu'il commence à s'impatienter, je m'avance lentement, presque timidement. D'une petite voix pathétique, je murmure :

- Monsieur, euh... Mes parents viennent de se séparer et... mon père nous a tout pris, on...
- Pas de ça, morveux, tu paies ou tu scrames, me coupa-t-il.

Merde. Vite, inventer des détails supplémentaires.

- Je... je me sens vraiment mal de vous demander ça, ajoutai-je avec une mine désolée, mais mon denier repas date de pas mal longtemps et... j'essais d'accumuler un peu d'argent pour payer l'hospitalisation de ma maman. Je m'en vais d'ailleurs la visiter... vous comprenez...
- Écoute, ta vie, ça m'intéresse pas, tonna-t-il, alors tu fais pas chier et tu débarrasse rapidement!

Mince, pas de chance, d'habitude, quand je sors l'hospitalisation, ça marche toujours. Tant pis, va falloir passer au niveau supérieur. Je jette un rapide coup d'½il aux passagers; ça va, pas grand monde, à peine une mémé ronflante et quelques rappeurs du dimanche plongés dans leur merde de musique. Je m'approche félinement de ce gros lourdaud me barrant la route.

- Vous êtes sûr qu'il n'y a pas moyen de s'arranger? lui susurrai-je. Je pourrai vous le payer... naturellement, peut-être... terminai-je en posant une main contre sa poitrine.

Il déglutit rapidement, ses yeux s'agitant dans leurs orbites, signe de nervosité.

- Il... Il y a un centre commercial avec de... des toilettes près d'ici. C... c'est bientôt ma pause...
- Oh, mais pourquoi attendre? En plus, je ne peux monter dans ce bus sans payer mon billet. Je paie ou je scrames, non?

Non mais oh! Faut pas abuser, non plus! Comme s'il ne m'avait pas fais perdre assez de temps comme ça. Centre commercial, tu parles!

- I... ici? Mais... il y a des passagers...
- Ce sera rapide... mais mémorable, assurai-je avec mon air candide, il doit craquer, je suis irrésistible...
- O... ok...

J'eu un sourire amusé, un sourire de prédateur. Je luis détachai vivement son pantalon, le baissai d'un geste brusque. Sans ménagement, je le pris en main. Je le branlai rapidement, me débarrassant au plus vite de cette besogne. Lorsqu'il jouit, une moue dégoutée traversa mon visage. Ce qu'ils peuvent être bas. Se faire masturber dans un bus par un gosse qui peut pas payer sont ticket. Si stupides, si faciles à manipuler. Dire que ce sont eux qui font marcher notre semblant de société...

Il se rhabilla. Quand il eut finit, je m'installai sur ses genoux, un air moquer tordant mes traits.

- Qu'est-ce que...
- Je crois m'être mérité une place de choix.

Il se tu et redémarra. Mon sourire s'intensifia en l'entendant maugréer des litanies inintelligibles. Ce qu'ils peuvent être marrants, les gens!
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Mes chapitres seront assez courts, comme ça j'en posterais plus souvent. Au fait, je sais que c'est chronologiquement incorrect et qu'ils sont supposés finir l'année avec le bal des finissants, mais juste pour vous dire, je sais pas trop comment ca se passe vu que je suis pas encore passée par là!

EDIT :

À ma seule et unique lectrice que j'aime (je pense qu'elle se reconnaîtra...--') : Sniff, j'étais toute émue quand j'ai vu qu'on m'a laissé des commentaires! Je suis pathétique, je sais, mais je te remercie du fond du coeur avec un bros bisoux baveux! Ben tout d'abord, oui ok, je vais respecter tes critères, merci beaucoup, merci, merci, merci et ok, je vais essayer! ^^

Re-EDIT : Lol! Cass qui me demande de plus poster! Je devrais le prendre comme un message, ça? xD Nan sérieux, merci beaucoup de te donner tout ce mal!

Re-re-EDIT :

À Tiph : BOUAHAHAHA!!!!!!! xD Pour réfectoire, me disais qu'il y avait quelque chose qui tournait pas rond... Nan, nan, tu me traumatise pas du tout! Au contraire, ta présence me couvre d'honneur! Merci énormément pour tes comms! J'ai pas trop le temps de répondre là, tout de suite, mais je sais que pour l'instant, ça ressemble pas trop à l'idée originale, mais ça va venir! Et ouais, merci pour le truc du POV, je vais la changer de ce pas (avec réfectoire! xD)!

Re-re-re-EDIT :

À xXxyaOi-bill-und-tOmxXx : Haaan! Je suis trop heureuse!!!!!!!!!!!!!! Une nouvelle lectrice! =D Ok Tiff (je peux t'appeler Tiff?), moi, je te trouve très intéressante! Et puis moi aussi je lis les autres auteures qui on pris la même idée. J'adore ta fic! Tu nous met la suite quand? Et ouais nan, c'est moi la boulette, t'inquiètes pas. U_U' Je vais essayer d'être plus claire à l'avenir et de pas rester dans mon petit monde où je suis la seule qui se comprend... Pfff, verbotene-liebe et toi, vous pouvez rester tranquille, j'ai encore du chemin à faire pour vous rattraper! Et effectivement, Bill est avec son père et Tom, avec sa mère. J'ai marqué le contraire dans le chap?? O_O Pour l'âge, j'avais juste besoin d'une raison pour Bill de changer d'école, c'est juste ça! ^^

À x-Fiiction-Luna-x : Et une autre! Merci, Dieu! xD Eh bien, je suis contente que j'ai au moins réussi à rendre le prologue compéhensible pour une personne! Ouais, en effet, on peut pas dire que ce fût la décision la plus sage qu'il ait jamais prise, le juge! Ok, je m'en vais voir ta fic! Dès que j'aurais finit de poster le prochain chap! (Au lieu de déblatérer des conneries, je vais me rendre utile, tiens...)

# Posté le vendredi 07 mars 2008 13:54

Modifié le lundi 10 mars 2008 20:34

Chapitre 2

Chapitre 2
Ouais, alors, voila le deuxième chapitre! (Cass, j'espère poster au bon moment. ^^) Je suis pas trop satisfaite, mais je vous (ouais! Je peux parler au vous maintenant!) le poste quand même, sinon, me connaissant, je vais jamais réussir à faire avancer l'histoire...
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PDV Bill

Enfin! Pas trop tôt! En plus de pas être sympatoche, il sait même pas conduire, ce pauvre type. Ou peut-être était-ce dû à ma main légèrement baladeuse...

Je pouffai tout seul de ma connerie. Mais c'est vrai, la tronche qu'il tirait, ce mec, à chaque fois que j'effleurais sa zone sensible... Encore heureux qu'il n'y ait pas eu de trafique!

Je traînai mon sac vers la porte d'entrée, traversant l'immense jardin ou même la merde de chien valait cher. Je sonne, la flemme de sortir mes clés. C'est Carolane qui m'ouvre. Tiens, elle s'est fait une nouvelle permanente. C'est vrai que des boucles brunes complimentent bien son teint et ses yeux verts. Je la contemple un instant. Je la trouve belle. Pas qu'elle le soit tant que ça, c'est plutôt son aura. Ouais, c'est ça, cet aura de tendresse qui l'enveloppe.

- Ah Bill, souffla-t-elle, tu tombe pilepoil, j'ai fait des hors-d'½uvre aux artichauts et comme tu es mon gouteur professionnel... dit-elle, la mine joyeuse.
- Ouais, splendide, répondis-je avec un sourire forcé.

Caro, elle a beau être gentille, sa cuisine, c'est pas trop ça, hein. Mais je bouffe toujours tout sans rechigner. Sans elle, je serais vraiment mal fichu. C'est un peu ma façon à moi de la remercier. À cause de notre situation... ambigüe, à mon père et moi, elle est aux petits soins avec moi. Je sais que ce n'est pas facile pour elle de ne rien savoir, d'avoir l'impression d'être la dernière conne à être au courant, c'est pour ça que j'apprécie vraiment sa patience.

- Est-ce que... Il est revenu? Questionnai-je en remarquant la Porsch garée à l'entrée du garage.
- Oui, dit-elle, toute trace de sourire disparue, il... t'attend dans son bureau à l'étage.
- Ah, répondis-je en blêmissant.
- Bill, tu sais que je suis là et que si tu as besoin de me parler ou si tu as des problèmes...
- Tout va bien, Caro. Je suis juste fatigué. Je vais le voir et je vais me coucher après. Ne m'attendez pas pour dîner.

Je partis rapidement pour ne pas lui laisser le temps de remarquer que je tremblais. Je sais qu'elle lâchera l'affaire si je montre clairement que je veux la paix, mais pour combien de temps encore? Je triture mes bracelets dans l'espoir d'évacuer le stresse intense qui me torturait à cet instant. Je ne m'attendais pas à le confronter de sitôt. Tout mon calme et sang-froid est sorti par la fenêtre. Chaque cellule de mon corps me rappelle ce qu'il me fait. Chaque parcelle de mon âme cris de rage. Chaque recoin de mon esprit est rempli par le mépris que j'éprouve à son égard.

Je marche le plus rapidement possible, comme pour en finir au plus vite, mais parvenu à la porte, mes gestes ralentissent jusqu'à devenir léthargiques.

Et comme à chaque fois, je me repose une de mes grandes questions existentielles; est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce qu'avoir un toit, des vêtements, de la nourriture vaut toute cette merde qui m'arrive?

Ensuite, comme à chaque fois, je me dis que je devrais peut-être juste partir. Me sauver et ne plus jamais revenir pour me rendre compte tout de suite après de l'absurdité de ces propos. Où que j'aille, il me retrouvera.

Je pris le temps de me façonner un visage impassible et composé. Je tourne finalement la poignée après m'être calmé d'une profonde respiration. Mon père relève la tête de ses papiers. Il ne me salut pas, il se contente de me balancer son putain de sourire dans la figure.

- Tu m'as manqué...

Je luis sers mon air le plus dégouté, celui que j'ai passé des années à perfectionner juste pour lui, ou plutôt, à cause de lui.

Il ne relève pas, se contentant de se lever et de s'approcher de moi. Au fur et à mesure qu'il s'avance, je sens ma trachée se resserrer jusqu'à en devenir douloureux. Il passe à côté de moi en me caressant le bras. Il aime s'amuser avec sa proie. Une fois la porte fermée à clé, il retourna d'asseoir à son bureau, sachant parfaitement que j'étais au courant de ce qui m'attendait.

Je me déshabille. J'ai intérêt à le contenter ce soir, sinon, il n'accepterait jamais...

Gardant mon visage de marbre, je m'agenouillai devant lui. Un peu d'initiative, mais pas trop. Rester soumis, c'est lui le maître, après tout. Il m'enfonce sa queue dans la bouche. Je le suce docilement, comme une catin bien entraînée. Après un bon quart d'heure, il éjacule. J'avale le tout sans faire de bruit. Soudain, je sens une douleur cuisante sur ma pommette gauche. La force du coup me projette au sol.

Il me ramasse et me plaque durement sur le bureau. Il m'encule sauvagement, ses saloperies de stylos me rentrent dans les côtes. Je serre les dents. Pourtant, depuis le temps, je devrais être habitué.

Ce que je le hais. La répugnance qu'il m'inspire est restée intacte depuis mon premier viol. Elle me traverse comme une braise à chaque coup de boutoir. En dépit de mes efforts pour distraire mon attention, je la sens revenir, de plus en plus forte, de plus en plus intense, consumant mon être entier de ses noires flammes traîtresses.

Pourtant, à l'extérieur, je conserve une expression neutre. Visage sculpté dans les icebergs du Groenland, corps immobile comme une poupée de chiffon. Un vulgaire pantin, voila ce que j'étais. Son jouet sexuel personnel. Pourquoi payer une pute quand on a un fils?

J'eu alors une pensée pour Caro. La pauvre! Son mari la trompe avec son fils sous son propre toit. C'est étrange, la première fois que je l'ai vue, quand elle venait à peine d'aménager chez nous, j'ai stupidement cru que mon calvaire touchait à sa fin. Et pour longtemps, je l'ai tenue responsable de ne pas contenter mon père. J'en suis finalement venu à la conclusion qu'il était un atteint mental intraitable.

Je me sens tiré vers l'arrière par les cheveux. Une haleine putride attaque mon visage alors qu'il me crache :

- Oh oui! T'es comme ta mère! Une sale garce rien que bonne à être baisée!

Je garde le silence. Quoi répondre à ça? Ses coups de reins devinrent plus brutaux. Quand je croyais qu'il allait venir, il s'arrêta brusquement. Quoi? Qu'est-ce qu'il se passe? Je capte le bruit d'un tiroir que l'on tire. Je n'ose plus bouger, respirer. J'entends un fouet claquer, tout de suite suivit d'une vive brûlure sur les omoplates. Salop.

Le voila qui se marre en plus. Le rire de dégénéré qui parvient à mes oreilles me donne la gerbe. Soudain, je perçois, du pied de l'escalier :

- Jörg, Bill, le souper est prêt!

Cette phrase pourtant si anodine sonne comme une délivrance pour moi.

- T'as de la chance, je n'ai qu'eu le temps d'ouvrir le premier tiroir, murmura-t-il en riant.

Après un dernier coup de pied dans les tripes, il allait sortir quand je l'interpellai.

- Je passe mon abitur l'année prochaine. Caro pense que je devrais faire ma treizième année dans une école spécialisée. Elle m'a trouvé une école artistique, un pensionnat. Sur trois trimestres, les frais scolaires sont de 1750 euros le trimestre.
- Un pensionnat? C'est dommage, je vais m'ennuyer de toi... Je me demander juste comment tu compte les payer, tes 1750 euros le trimestre, répondit-il, narquois.

Je le savais. Ce connard pourtant blindé de fric ne me donne jamais d'argent pour s'assurer que je n'ai pas d'économies, que je sois en sont pouvoir et dépendant, comme un brave chienchien. Je ne me démonte pas pour autant.

- Je pense que tu peux sacrifier quelques soirées poker pour l'éducation de ton fiston chéri, «papa», lançai-je, méprisant.
- Eh bien, tu pense mal, assura-t-il, comme tout le monde, tu as des bras et des jambes, sert toi en. Sans parler de ton joli petit cul...

Avec un dernier rire railleur, il parti en claquant la porte du bureau. Je n'arrivais pas à en croire mes oreilles. Pourtant, que d'autre avais-je espéré ?
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Qu'est ce que vous en pensez? Putain, ça me stresse, ce truc de fanfiction. Me tuez pas! C'est l'idée à Cass! Non sérieux, le prochain chapitre est légèrement plus gai, mais on reste dans le mood. J'ai d'ailleurs finit de l'écrire, il faut juste que je le tape (non, allez! Perdez pas espoir...). Eh, je crois que je devrais enlever la mise au point no. 2! xD

EDIT :

À Cass : *-* Bug du cerveau monumental. Tu Sais Pas À Quel Point Ce Que Tu Viens De Dire Me Touche. Vraiment, merci ÉNORMÉMENT pour tout ce que tu as fait! Je serai (encore plus) paumée sans toi dans le monde cruel et obscur des fanfics. Et ouais, effectivement, le père est un vrai bâtard (même si sa pauvre mère n'y est pour rien) et Caro est comme la bouée de sauvetage de Bill. La suite est déja écrite! (Ouais, suis super productive en l'absence de vie sociale...)

À Tiff (;D) : BWAHAHAHAHAHAHA!!!!!!!!!!! xD Maintenant, je me dis en effet que les chrétiens bilingues doivent avoir une certaine arrière pensée durant les messes... Ok, je suis décidément la pire des pas douée -____-:... J'avais même pas remarqué qu'il y avait le chapitre 4! Bref, dès que je finis de répondre, je me jette en courant sur ta fic! Vraiment, d'ailleurs, j'ai plus grand chose à dire, alors... BYE!


Re-EDIT :

À Tiff : O_O C'est moi qui ai posté le 483e comm??? OUAH, C'EST TROP COOL, ÇA!!!!!!!!!!!!!!!! ^O^ Merci beaucoup pour les liens! Moi aussi je suis contente que ce soit moi! xD En tout cas! La suite arrive très bientôt, mais je promet rien! Mdr!

Re-re-EDIT :

À x-Fiiction-Luna-x : Ah ouais, pardon -___-'... Je voulais faire ressortir le personnage un peu mais, t'as raison, je ferais plus attention, à l'avenir. Merci du conseil! Mais juste pour dire, cette fic sera TRÈS sexuellement explicite, partant du sujet de base du viol, alors... Ok, je vais aller lire! J'étais repassée dans la soirée et quand j'avais pas vu le prologue, ça m'a rendue triste. =(

À Angélique : Une nouvelle lectrice! Hiiik! Trop contente! =D Merci beaucoup! La suite arrive très bientôt. D'alleurs, je crois que je vais faire la (minime) mise en page et la poster tout de suite après avoir lu le prologue de x-Fiiction-Luna-x! ^^

À Tiff : Ouaha! Trop beau pour être vrai! xD Eh, et puis c'est cool de se rendre compte qu'il y a des gens qui lisent mes EDITS!


BIG GROS SUPER IMPORTANT EDIT :

Ok, les gens, je me suis fourrée assez grave pour la scolarité de Bill. En Allemagne, ils ont pas de terminale. Après de longues et éprouvantes recherches (sérieusement, c'était vraiment pas évident), je vous en fait le résumé ci-contre :

- Pendant leur douze et treizième année, les notes comptent pour un énorme examen final appelé abitur.
- À dix huit ans, les étudiants passent leur abitur.
- La douze/treizième année ainsi que l'abitur sont inclus dans le Gesamtschule, une période d'étude qui peut soit ce faire dans une école normale, soit une école spécialisée.
- Après, c'est l'université.

Bill, lui, a passé la majorité de son Gesamtschule dans une école de quartier. Caro a cru bon de l'envoyer dans une meilleure école pour la dernière année.

J'ai perdu personne? C'est le plus clair que j'ai réussi à faire comprendre. Encore une fois, désolée, je sais, j'aurais dû mieux me renseigner avant, désolée.

J'ai aussi changer le coût de scolarité parce que franchement, 1750 euros par année dans un pensionnat musical, ça m'avait l'air dérisoir un peu. Très pas professionnel, je sais, mais il en est de même pour tout le reste du blog... --'

Bisoux!

PS : Si un(e) Allemand(e) ou tout simplement quelqu'un de moins inculte que moi passe par là et se rend compte que j'ai écrit des conneries, veuillez s'il vous plaît m'éclairer. Parce que je me suis arraché les cheveux à essayer de comprendre les looongs articles en anglais (ouais, en plus, j'arrivais pas à trouver l'info en français).

# Posté le vendredi 07 mars 2008 20:46

Modifié le samedi 29 mars 2008 15:31